24/09/2013

DANSES NOCTURNES PAR ELENA

« Intense » est à mes yeux le terme qui décrirait le mieux cette représentation de Danses nocturnes. L’âme torturée de Sylvia Plath, dont les poèmes sont ici sublimement interprétés par Charlotte Rampling, semblait planer sur la salle. L’alternance entre poésie et musique, habilement menée, nous faisait voyager d’un texte à l’autre, d’un moment de la vie de l’auteure à un autre. L’œuvre de Benjamin Britten, portée à nos oreilles par l’impressionnante violoncelliste Sonia Wieder-Atherton, est d’une puissance qui fait écho en nous au même titre que les mots.

Les deux femmes, vêtues de noir, sont seules sur scène et nous font face. Cette mise en scène sobre, simple, peut en déconcerter certains mais selon moi elle ne fait qu’ajouter à l’intensité de la représentation. Les interprètes, le texte, la musique. Il n’en faut pas plus. Une luminosité un peu faible peut-être, mettant les yeux à rude épreuve, même si au final c’est surtout nos oreilles qu’il s’agit d’atteindre.

Pour pouvoir apprécier pleinement le spectacle, il est toutefois à mon sens essentiel d’avoir une connaissance minimale de l’œuvre et de la vie de Sylvia Plath, au risque de se sentir un peu perdu dans les méandres de sa poésie. Mais à défaut de compréhension, la virtuosité des textes en eux-mêmes vaut le détour.

En définitive, que ce soit pour s’imprégner de la beauté et de la force des textes, se laisser emporter par la musique, ou pour se laisser happer par la voix envoutante de la belle Charlotte Rampling, c’est assurément 60 minutes de sa vie qu’on ne regrette pas d’avoir passées au théâtre !

 

Elena Cors

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