23/09/2013

DANSES NOCTURNES PAR MORGANE

Avez-vous déjà fait ce genre de rêves étranges et absurdes où tout se bouscule dans votre tête ? Des centaines d’images arrivent sans pour autant vous permettre d’en comprendre le sens. Entre le rêve et le cauchemar, vous vous réveillez soudainement, sans savoir pourquoi vous avez ce sentiment de malaise persistant. Vous vous rappelez quelques bribes et bientôt s’installe la frustration de n’avoir pu saisir le message.

C’est l’expérience que j’ai vécu en assistant à Danses Nocturnes.
D’abord, Charlotte Rampling vous attire, magnétique. Sa voix captive et on se sent bien comme lorsque l’on sombre dans le sommeil. Puis, le texte du premier poème de Sylvia Plath vous atteint. Commence alors la phase de réception des images, froides, violentes, morbides. Accompagnées par le violoncelle qui ajoute encore de la confusion dans l’esprit assailli. Comme un écho au récit de Rampling, les airs de Britten vous embarquent dans un songe mélancolique. Au fil des poèmes, les morceaux de violoncelle se raccourcissent pour parfois même se mêler aux textes.
Je ressors  de la salle étourdie par un réveil brusque. Frustrée de n’avoir su comprendre l’entier des histoires de Plath, presque énervée d’avoir eu l’esprit distrait par des interludes musicaux trop longs à mon goût et les sous-titres français.

En y repensant, je me rends compte de l’efficacité de la mise en scène :

Un décor inexistant, des habits noirs. Parfaits pour s’imprégner de la tristesse de la poétesse et imaginer les nombreuses couleurs employées dans ses œuvres.

Le charisme de Rampling pour vous empêcher de décrocher.

Le titre devient alors évident, ce n’est pas un rêve mais une succession de danses nocturnes.

Morgane Delattre

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