19/09/2013

SOUVENIRS DU SIÈCLE

On y est ! Une atmosphère différente règne dans la maison. On sent le jour de première, on palpe une excitation, un stress, une petite frénésie. Le public franchira les portes ce soir afin d’assister à la première mondiale de Danses nocturnes, spectacle d’ouverture de la saison.

Connaître les particularités, les spécificités, l’empreinte globale et esthétique d’un siècle à travers une proposition est un enjeu majeur de tout art.
Aujourd’hui et demain soir, seront deux soirées teintées aux couleurs si particulières et délicates d’un passé-présent presque confondu. Sylvia Plath, Benjamin Britten, Sonia Wieder-Atherton et Charlotte Rampling.

Charlotte Rampling, le nom à lui tout seul provoque un trouble et des sensations particulières. C’est d’abord une force, une fragilité, un brin de malice et finalement une aura envoûtante qui se dégagent de cette femme. Rare sur les scènes de théâtre, c’est une occasion unique de la rencontrer en chair et en os, lisant des textes de Sylvia Plath, une auteure écorchée vive, qui s’est suicidée à l’âge de 31 ans.

La rencontre avec Benjamin Britten, ce grand compositeur britannique qui avait une préférence avérée pour la musique à texte se révèle tout à fait naturelle, tout comme l’interprétation de Sonia Wieder-Atherton, violoncelliste majeure de notre époque. Ce sont quatre monstres sacrés qui devaient se rencontrer pour nous raconter une partie du XXe siècle et son ancrage de le XXIe.

Ce spectacle d'ouverture de saison sera l'occasion idéale pour nos jeunes étudiants de s'essayer pour la première fois à l'exercice de la critique et faire prendre vie à la rubrique "Agora" dont le premier texte paraîtra lundi prochain.

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