04/11/2013

POMPEE PAR STEPHANIE

Le jeu pompeux de Pompée :
 
C’est dans deux acceptions que j’applique l’adjectif « pompeux » à cette pièce. Tout d’abord, le jeu fut pompeux, car le texte en alexandrins est ardu et qu’il faut une certaine virtuosité afin de se l’approprier. Je ne peux qu’admirer le travail grandiose réalisé par les comédiens sur le texte. C’est une performance! Mais le jeu fut également pompeux, car certains comédiens jouaient d’une manière emphatique dérangeante. J’entendais parfois mal le texte proféré, du haut du balcon, et il devenait inaudible lors de cris ou de pleurs. De plus, des mouvements excessifs doublés d’autres artifices ont dérangé mon attention. En effet, il y avait, à mon goût, des gesticulations insensées et des rapports à l’espace incongrus.
 
© Cosimo Mirco Magliocca


Pourtant, la mise en scène était prometteuse avec ses apparats modernes et son audace quant aux changements de rapports entre les personnages. Certaines scènes sont marquantes, comme ce court instant avec une tête coupée sur un plat et aucun acteur autour ou encore ces coups de feu inattendus qui m’ont fait sursauter. En ce qui concerne les comédiens, j’ai été impressionnée par le jeu de Sophie Daull qui a incarné Cornélie avec une justesse et une émotion admirables.
 
Je salue le travail et l’audace proposés ; ceux-ci ne peuvent laisser indifférent. Malheureusement, la pièce dans sa globalité n’a pas emporté mon adhésion.
 
Stéphanie Barbetta

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