06/12/2013

AMPHITRYON PAR GUILLAUME

                                                                                                                                  © Marc Vanappelghem

Au sortir d'Amphitryon, on ne reste pas sur sa faim. Certes, il existe toujours certaines pièces d'où l'on peut ressortir ennuyé ou épuisé, et d'autres qui nous frustrent carrément. D'autres encore, les pires peut-être, qui ne provoquent rien en nous, et nous laissent las et sans opinion, comme une soupe fade dont on peinerait à décrire le goût.

Mais Amphitryon n'est pas de celles-là.

Avec sa mise en scène assez moderne, Nalini Menamkat dépoussière facilement le vers libre et réussit à mêler avec brio les quiproquos farcesques à l'intensité tragique de l'intrigue, pour nous proposer une version brillante de cette pièce trop méconnue de Molière.


Au menu, une scénographie magnifiquement épurée et très esthétique, des comédiens qui alternent entre gravité et légèreté, et nous régalent de leurs pitreries tout en offrant un jeu subtil et intense en émotion. Les scènes s'enchaînent, soutenues - quelle bonne surprise ! - par l'archet d'une viole, et nous emportent du rire aux larmes sans effort, comme pour souligner encore le poids de cette dualité qui se débat devant nos yeux.
 
 
« Le véritable Amphitryon est l'Amphitryon où l'on dîne », paraît-il.
Personnellement, je m'y suis régalé.


                                                                                                          Guillaume Pidancet

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