09/12/2013

AMPHITRYON PAR PEDRO

N’y allons pas par quatre chemins : Amphitryon est une pièce d’une grande qualité.

Nalini Menamkat a en effet su trouver les bonnes idées pour sublimer l’écriture de Molière, entre le décor à l’esthétique soignée, les costumes mêlant les genres – mention spéciale pour Mercure en combinaison d’aviateur – et la participation d’un violoncelliste qui sait se faire tour à tour présent et discret.
  © Marc Vanappelghem


Ajoutez à cela le jeu des acteurs, bon dans le pire des cas, incroyable dans le meilleur, et l’on obtient une pièce où le léger côtoie le grave sans jamais que l’un ne rende l’autre hors-propos. Et cela ne tient, ici, pas qu’au génie de Molière.
S’il fallait réellement pinailler, je dirais que la présence constante d’un immense carré de lumière blanche du côté gauche de la scène était peut-être dispensable, mais cela serait faire preuve de mauvaise foi, d’autant que, comme dit plus haut, la scénographie a manifestement été l’objet d’un grand soin.
Excellent moment que cet Amphitryon, donc. Un hôte chez qui l’on aimerait dîner plus souvent.
Pedro Xisto

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