10/01/2014

MODÈLE FAMILIAL?

Les personnages de Levin sont sans pitié, même au sein de la cellule familiale. C’est cette cruauté qui donne à certaines situations un comique sans égal. Au-delà d’une grossièreté apparente, Levin révèle les bassesses de l’être humain, sans pudeur. Il joue avec les ruptures, brisant tout continuum psychologique chez ses personnages. Ceux-ci réagissent aux situations, ils survivent plus qu’ils ne vivent. Autour des thèmes de l’argent, du sexe et de la nourriture, les personnages évoluent et se manipulent jusqu’à s’entretuer. Ils ne connaissent pas d’autre limite que la mort et même celle-ci se révèle ne pas être une fin en soi.
 
Tatiana Auderset

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