26/02/2014

OH LES BEAUX JOURS

Dès le mardi 4 mars, Chrisitane Cohendy et Vincent Aubert joueront Oh les beaux jours dans une mise en scène de Anne Bisang. Ce spectacle nous donnera l'occasion de nous plonger dans l'univers passionnant de Samuel Beckett au cours des prochaines publications du blog.

© Carole Parodi

Troisième « grande pièce » de Beckett, après En attendant Godot et Fin de partie, Oh les beaux jours est aujourd’hui considérée comme un classique de la littérature. Dans ce texte aux allures de monologue (Winnie a un partenaire, son compagnon Willie, mais il intervient peu), on voit une femme s’enfoncer dans la terre tout en proclamant son inextinguible désir de profiter de chaque moment de l’existence. Rien d’ironique, nous le verrons, dans cette situation : Oh les beaux jours est une pièce sur l’espoir et sur l’obstination.

Une femme, Winnie, « la cinquantaine, de beaux restes », recouverte jusqu’à la taille d’un monticule de terre, qui, au cours de la pièce, l’absorbera jusqu’au cou. À l’arrière-plan, Willie, son mari, le plus souvent caché aux yeux du public... C’est Winnie qui parle. Elle évoque le passé, manipule des objets, lutte contre le temps. Des mots qui font entendre l’increvable désir d’exister. La solitude, la difficulté d’être, d’être deux face au vieillissement et à la mort. L’instinct de vivre, dans sa force et sa splendeur.

Hinde Kaddour

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